Renforcement du plan de lutte contre la mortalité périnatale !


Lors de la séance départementale du 17 décembre, vos élus ont approuvé un renforcement du plan départemental de lutte contre la mortalité périnatale plus de 4,3 millions d'euros supplémentaires), un enjeu central de nos politiques sociales étant donné le taux de mortalité infantile dans le Val d’Oise plus le plus élevé d’Ile-de-France (4,6 décès sur 1 000 naissances vivantes).


Les 55 PMI du Département (300 agents et un budget de 1,8 million d'euros) sont en première ligne dans la lutte contre la mortalité périnatale, leurs moyens ont été considérablement renforcés dans le cadre de la contractualisation sur la prévention et la protection infantile (notamment avec les hôpitaux de l'est du département). Ce cofinancement a été porté à presque 10 millions d'euros.


Des facteurs médicaux défavorables et des moyens mis en œuvre par le Département


Le diabète gestationnel en augmentation dans le département et la précarité sociale des femmes enceintes sont les premières causes de cette mortalité infantile en Val d’Oise. Dans le Val d’Oise, 6,2% des femmes se déclarent sans couverture sociale en début de grossesse et 34% n’ont pas de mutuelle.


Un plan départemental avec des moyens renforcés pour un parcours de soin de qualité pendant la grossesse


Face à ce constat le Département a décidé d'acquérir des lecteurs de glycémie et de bandelettes réactives aux femmes diabétiques, non assurées sociales (20 000 €) et le déploiement de consultations de diététiques dans les centres de PMI (50 000 €).


Afin de renforcer l’insertion des femmes enceintes dans un suivi de grossesse rigoureux, le Département propose donc un plan sans précédent de 4,35 millions d'euros qui poursuit plusieurs objectifs :


- mieux accompagner les femmes enceintes dans leurs démarches grâce au recours préventif à des Travailleurs en intervention sociale et familiale (TISF). En 2022, cela représentera un coût de 100 000 € et sera porté à 200 000 € en 2023

- renforcer les Entretiens prénataux précoces (EPP) et les visites à domicile de sages-femmes (coût : 1,06 millions d'euros)

- doter le Département d’une sage-femme référente technique en périnatalité (coût : 62 000 €)

- renforcer la PMI « hors les murs » grâce à un Bus PMI qui pourra sillonner les zones à forte natalité ou les zones rurales isolées (coût : 150 000 € en investissement et 190 000 € en fonctionnement)


L'ensemble de ces mesures, complémentaires de l'action quotidienne du service de protection maternelle et infantile dont nous tenons saluer l'engagement remarquable, doit contribuer à l'amélioration de la prise en charge et permettre de sauver 20 à 40 nouveau-nés chaque année en Val d’Oise.

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