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Investiture de Marie-Christine Cavecchi, Présidente du département du Val d'Oise

 

 

Mesdames et Messieurs les élus, chers collègues,

Mesdames et Messieurs,
 

A cette heure où je viens de recueillir la confiance de mes collègues, vous comprendrez, j’en suis sûre, que je me sente bien évidemment envahie par des émotions très fortes et très diverses.
 

La conscience que j’ai de la fierté de mes amis et de mes proches.

La gratitude envers les conseillères et les conseillers départementaux du Val d’Oise, mes collègues, pour la désignation qu’ils font de ma personne.

La conscience des responsabilités qui vont m’incomber désormais.
 

En cet instant unique, je suis bien sûr émue, mais je garde la maîtrise !
 

A mes collègues, avec qui j’ai toujours beaucoup échangé, et de façon encore plus assidue ces dernières semaines comme vous l’imaginez, je voudrais redire tous mes sincères et profonds remerciements pour l’honneur qu’ils me font, et toute la détermination qui est et qui sera la mienne de nous faire réussir ensemble.
 

Je pense que je suis une femme de compromis, mais je ne serai jamais une femme de compromission. Et je ne ferai pas de compromission avec la promesse que je vous ai faite de travailler dur, à vos côtés, pour défendre notre institution et les Valdoisiens.
 

Je serai fidèle à mon engagement de travailler en équipe, avec cette formidable force que constitue, depuis mars 2015, notre groupe majoritaire. Je vous l’ai dit, ce sont nos différences qui font notre richesse. Cette richesse ne sera véritablement bénéfique au service de nos objectifs que si elle se sublime dans l’unité dont nous avons toujours su faire preuve et qui est notre premier atout.
 

Ce n’est pas spécialement le lieu ni l’heure d’exposer ici une analyse introspective de ce que devrait être ou ne pas être notre grande famille politique de la droite et du centre dans les perspectives de moyen et de long termes qui s’ouvrent devant elle après une année 2017 toute particulière ! Ceci étant, à la place qui est la nôtre, celle de notre groupe Union pour le Val d’Oise, je sais que cela fera partie du combat que nous aurons à mener ensemble. Oui, nous devrons prendre toute notre part du travail pour contribuer à rénover notre famille, son rapport à la société, et le rôle qu’elle devra tenir dans la vie politique.
 

A cet égard, mais aussi dans la perspective plus vaste de l’ambition qui est celle de tous les élus de bonne volonté de résoudre la profonde crise de notre système démocratique, je ferai en sorte que notre institution, le Conseil départemental du Val d’Oise, conserve et approfondisse cette image de solidité, de sérieux, d’esprit de responsabilité qu’attendent nos concitoyens.
 

Je ne pense pas, à titre personnel, que les Français ou les Valdoisiens croient véritablement à la mythologie politique de je-ne-sais quelles grandes Odyssées de je-ne-sais quels Dieux de l’Olympe. Je pense que les Français veulent avant tout du respect, de la modestie qui n’est pas exclusive de l’ambition, et, surtout, qu’ils veulent des résultats.
 

La crise de la politique, dans notre pays, est avant tout le symptôme d’une crise du résultat. Cela tombe bien, si j’ose dire, car mon souhait, et je sais que nous le partageons, est bel et bien d’offrir aux Valdoisiens des avancées très concrètes, pour ce qui fait leur quotidien, et pour ce qui fera leur avenir.
 

Offrir du concret, soigner le quotidien, je le disais cette semaine lors d’un colloque sur la Métropole du Grand Paris, c’est respecter un sain principe de réalité : ne jamais perdre de vue que tout ce que nous faisons, nous le faisons pour nos concitoyens, à leur service. Les plus beaux discours, les plus savantes constructions, n’existent et ne prennent sens que s’ils s’incarnent positivement dans la vie réelle des habitants.

A cet instant où je vous fais part de cette certitude qui est la mienne de ce nécessaire respect du concret et du tangible, certitude nourrie par ces années que j’ai consacrées à mes mandats locaux, je ne peux que rendre un hommage tout particulier au Président Arnaud Bazin, cher Monsieur le Sénateur, cher Arnaud.
 

Je le disais à mes collègues lundi, dans cet apprentissage politique qui, à mes yeux, qui que nous soyons, ne cesse jamais, tu as été, allez, osons le mot, un Président exemplaire, un exemple pour bon nombre d’entre nous.
 

Je disais à l’instant que je croyais au concret et pas au surnaturel en politique, et je n’en démordrais pas, mais, depuis 2011, nous avons et tu as accompli quelques miracles ! Tu me pardonneras, non pas mes péchés, mais l’amitié sincère que j’ai pour toi, et qui, dans ces circonstances pourtant passablement solennelles, me permet de te rendre, avec un peu de légèreté et un peu d’humour, l’hommage que je pense que collectivement nous te devons pour ces six années et demie que tu as consacrées à la Présidence de notre Assemblée.

Tu nous laisses et tu me laisses les clés d’une Maison en parfait état, malgré le gros temps que nous avons traversé ces dernières années. Notre administration est remarquable de compétence, de dévouement et de loyauté, et si je souhaite bien sûr qu’elle puisse une nouvelle fois faire preuve de sa capacité à s’adapter, j’aurai l’occasion prochainement de lui marquer la confiance que j’entends lui renouveler.

Cher Arnaud, avec cette institution préservée, tu nous laisses aussi des réalisations nombreuses, des collèges, des infrastructures routières, notre MDPH, le campus de Cergy Pontoise…, et tellement d’autres qui participent pleinement à la qualité de la vie dans notre Val d’Oise.

Sur un plan plus personnel, tu nous laisses aussi l’image d’un sage et d’un juste. Ta vision du développement du Val d’Oise, un développement équilibré, qui prend en compte l’intérêt général bien compris du département, ta façon de n’exclure ni les personnes ni les territoires, ce positionnement que tu as eu, cette approche respectueuse et partenariale, ont fait de toi, là aussi j’ose le dire, un grand serviteur du Val d’Oise.

Arnaud, merci beaucoup.

Et, comme tu t’en expliquais ici ce matin, merci d’avoir choisi de poursuivre ton engagement au Département. A la place qui est désormais celle que tu as choisie, moi-même et nos collègues sommes profondément heureux de pouvoir encore compter sur ton expérience et tes avis.

C’est désormais à moi que revient le grand honneur et la lourde tâche de te succéder et de succéder à tous ceux qui nous ont précédés et pour lesquels j’ai une pensée, en particulier pour mon collègue François Scellier en particulier, qui nous fait l’amitié d’être présent aujourd’hui.

Dans la catégorie des hommes politiques influents du département, je voudrais aussi avoir un mot pour celui qui m’a fait confiance et qui m’a tant appris lui aussi, Francis Delattre, que je salue et remercie car aujourd’hui je ne serais pas là sans lui.

A nos collègues de l’opposition, je voudrais leur dire que s’ils n’ont pas eu l’air d’avoir à se plaindre d’Arnaud Bazin à leur égard, en ce qui me concerne, je serai dans le changement, mais le changement dans la continuité bien entendu !

Plus sérieusement, je serai une Présidente respectueuse de vos droits, évidemment, de vos personnes, cela va de soi, mais aussi de vos engagements. A l’heure où les élus locaux sont décriés et pointés du doigt, il ne s’agit pas pour moi de verser dans un corporatisme qui serait de mauvais aloi, mais simplement de remettre les points sur les « i » et de montrer ma juste et nécessaire considération et estime pour vous et pour celles et ceux que vous représentez.

Car la vie des collectivités, dans ce qu’il est paraît-il de bon ton d’appeler le « nouveau Monde », ne sera sans doute pas un long fleuve tranquille et il me semble que nous aurons souvent l’occasion de débattre et de confronter nos points de vue et parfois, sans doute, de les partager.

Je vous le disais à l’instant, j’étais mardi soir invitée à représenter le Président Bazin à la tribune d’un colloque organisé par notre Association Grande Couronne Capitale sur la Métropole du Grand Paris. Je sais déjà que, sur ce sujet, nous pouvons partager aujourd’hui autour de cette table des convictions communes. Et elles seront nécessaires pour convaincre le nouveau pouvoir de ne pas créer l’irrémédiable.

Car les enjeux, que chacun connaît, sont aujourd’hui d’une acuité presque vitale pour le Val d’Oise, et plus généralement pour la Grande Couronne. En tant que Présidente de notre institution, j’assumerai une parole forte et une action résolue pour faire entendre nos intérêts.

En particulier, j’assumerai sans faiblir les termes des différents textes que nous avons pu discuter en cette enceinte.

Sur le périmètre métropolitain, qui doit englober tous les territoires de l’Ile de France.

Sur le refus absolu de la gifle que serait à l’égard des habitants du Val d’Oise, mais aussi de l’Essonne ou de la Seine et Marne, le fait de nous priver de nos territoires les plus dynamiques, Roissy, EuroDisney ou Saclay.

Sur les projets métropolitains, enfin, articulés autour de la construction absolument indispensable et non négociable de l’intégralité du réseau du Grand Paris Express, et de la ligne 17 en ce qui nous concerne particulièrement.

Pour la réalisation de cet objectif, je m’attacherai à faire vivre notre entente interdépartementale, qui a permis la semaine dernière de faire passer un message fort par la réunion des 7 départements d’Ile de France, droite et gauche ensemble.

Dans le même ordre d’idée, et pour des raisons que chacun comprendra, je n’ai pas pu me rendre au Congrès des Départements de France qui se tenait jusqu’à aujourd’hui à Marseille. Mais ce qui s’y est dit marquera aussi notre actualité et pèsera sur notre action dans les prochaines années, concernant notre dialogue avec l’Etat sur des sujets majeurs.

Allocations Individuelles de Solidarité, Mineurs Etrangers Isolés, les fameux 13 milliards d’économies de fonctionnement à trouver, l’éventuelle réforme de la fiscalité locale… Autant de sujets malheureusement pas vraiment grand public, et pourtant si déterminants pour notre vie départementale, si engageants du point de vue du réel et du concret que je disais tout à l’heure vouloir avoir perpétuellement à l’esprit.

Dans cette bataille pour l’avenir de nos territoires, de nos services publics et des Valdoisiennes et des Valdoisiens, j’aurai bien entendu à cœur de mériter le soutien que vous venez de m’accorder.

Voilà, Mesdames et Messieurs, chers collègues, chères personnes du public, comment je vois l’action qui sera la mienne : un travail en équipe pour la réalisation de nos ambitions communes, au service de la vie quotidienne des Valdoisiens. Un respect des opinions de chacun mais une détermination entière à faire prévaloir l’autonomie de notre collectivité départementale, tant dans son existence territoriale que dans ses moyens d’action.

Je ne voudrais pas terminer mon propos sans vous renouveler ma gratitude face à votre confiance. Oserais-je relever qu’à travers moi, ce sont aussi les femmes que vous avez honorées, puisque le Val d’Oise aura été le premier Département d’Ile de France à se doter d’une Présidente de Conseil départemental. Au-delà de mes quelques modestes mérites personnels, et sans vouloir du tout me situer dans une stérile guerre des sexes, je pense sincèrement que notre institution se donne en cela une image moderne et j’en suis très fière.

Nous allons maintenant pouvoir passer à l’action !

Je vous remercie de votre attention.

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