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Discours d'investiture du Président Bazin

2 Apr 2015

 

 

 

 

 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs les élus, chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

 

Croyez bien que je ressens de profondes émotions en de telles circonstances.

 

D’abord de la gratitude envers les valdoisiennes et les valdoisiens qui ont donné dimanche dernier ce nouveau visage à l’Assemblée départementale. Et quel visage ! Je pense que chacun considérera avec moi que cette Assemblée a bien fière allure, avec ces nouvelles personnalités, les personnalités féminines, les jeunes élus et les un peu moins jeunes…

 

Ce choix exprimé les dimanches 22 et 29 mars derniers par les électrices et des électeurs et qui se personnifie ici dans cette Assemblée profondément renouvelée, a démontré une très large adhésion à la fois au bilan de la précédente majorité et au programme de la nouvelle pour le mandat à venir. C’est pour moi une profonde satisfaction, et j’en remercie une nouvelle fois les valdoisiennes et les valdoisiens.

 

Bien sûr, au moment de dresser le bilan de ces élections départementales, on ne peut pas faire abstraction du rejet massif et justifié de la politique du Gouvernement, qui a aussi pesé sur le scrutin. On ne peut pas s’exonérer non plus de déplorer l’abstention encore forte qui interpelle chacune et chacun d’entre-nous, autant qu’une certaine forme de colère qui s’est matérialisée par le maintien d’un vote protestataire qui, s’il ne mène à rien, chacun le sait bien, doit nous amener à un encore plus un grand sens des responsabilités qui nous reviennent en tant qu’élus.

 

En cet instant, je voudrais remercier les candidates et les candidats de l’Union pour le Val d’Oise et leurs suppléants pour tout ce qui a été fait ces derniers mois, pour le travail en commun que nous avons engagé pour préparer cette victoire aux élections départementales, pour préparer ensemble l’avenir de notre département. Tous n’ont pas eu la chance de connaître cette joie particulière de l’élection, ainsi va la vie démocratique, mais aucun n’a démérité et au-delà des destins individuels, tous ont été les maillons indispensables à notre réussite collective.

 

Cette victoire de dimanche, cette claire, incontestable et magnifique victoire, historique même dans un département comme le Val d’Oise, n’a été rendue possible que par l’engagement et le travail de chacune et de chacun et je considère que le résultat est à la hauteur de l’investissement.

 

Je voudrais remercier également l’ensemble de la fédération de l’Union pour un Mouvement Populaire et son Président en particulier, ainsi que tous les représentants des différents partis de la droite et du centre, de l’Union des Démocrates et Indépendants et du Mouvement Démocrate, qui se sont reconnus dans nos valeurs et notre projet. Je les remercie pour leur contribution et leur aide tout au long de cette campagne et, une nouvelle fois, pour cette unité qui a été presque partout la nôtre, qui fait notre succès et qui devra être la garantie de la réussite de notre action future.

 

J’y veillerai, car, à toutes celles et tous ceux qui sont ici, je veux redire une nouvelle fois que je suis convaincu qu’il n’est pas de réussite durable qui ne soit collective. Je l’ai répété à de multiples reprises. Je l’avais dit aux nouveaux maires quand je les avais reçus l’année dernière pour leur présenter l’action du Conseil général. Dans un département comme le nôtre, et encore plus en ces temps de crise, nous, les élus, ne serons efficace et utiles à nos concitoyens que si nous savons agir ensemble pour l’intérêt général.

 

Ce message, je l’adresse également aux membres de l’opposition, qui elle aussi a beaucoup changé ses visages. Je n’oublie pas, Mesdames et Messieurs, que si nous avons nos engagements politiques, nous sommes ici avant tout des élus locaux. J’ai bien pris note des propos de Jean Pierre Muller qui annonce un dialogue constructif entre nous. Je ne doute pas, en effet, que sur des sujets d’intérêt départemental majeurs, comme la ligne H, l’aménagement du triangle de Gonesse, le développement de l’Enseignement Supérieur de Cergy Pontoise, nous serons capables de dépasser nos clivages et nous rassembler pour faire progresser le Val d’Oise. Et si c’est cela, l’UMPS, et bien ca me conviendra parfaitement !

 

A cette nouvelle majorité, pleine de talents et, je le sais, pleine d’envie d’aller de l’avant, à ces élus pleins de l’envie d’être utile et de servir, je souhaite leur dire toute ma gratitude pour la confiance immense qu’ils et elles me témoignent aujourd’hui. Je leur proposerai et je serai le garant d’une ambition et d’une méthode.

 

Une ambition pour le Val d’Oise, en tout premier lieu, pour ce département que j’aime et que je suis fier de servir et de faire progresser. Cette ambition, elle est je crois résumée dans la dénomination de notre projet que les valdoisiennes et les valdoisiens ont choisi les dimanches 22 et 29 mars : protéger les valdoisiens, contruire le Val d’Oise de demain.

 

Même s’il faut bien reconnaître qu’il subsiste un flou extrêmement préjudiciable sur les véritables intentions du Gouvernement concernant les compétences des départements, puisque, je le rappelle, la procédure parlementaire n’est scandaleusement pas achevée, dans les domaines d’action qui restent ceux du Conseil départemental à l’heure où je prononce ces quelques mots, notre responsabilité est très grande.

 

Que ce soit en matière de développement économique, première de nos priorités puisque la meilleure et la plus efficace des prestations sociales s’appelle le salaire, versé en échange d’une activité professionnelle, d’un travail. En matière de Transports, en matière de Numérique, d’Education, de Santé, de Logement, de Petite Enfance, en matière de Handicap, des Relations avec le monde associatif, de prise en charge des Seniors, en matière de Culture, de Sports, mais aussi de Sécurité, de Prévention ou d’Environnement, nous devons nous mobiliser et mobiliser nos partenaires pour dynamiser et faire progresser le Val d’Oise et ses territoires.

 

Dans tous les projets que nous portons et que nous porterons dans les 6 années à venir pour protéger les Valdoisiens et construire le Val d’Oise de demain, il faudra procéder avec ambition donc, mais aussi avec la recherche permanente de la proximité et l’exigence non négociable de l’exemplarité.

 

Nos concitoyens ont besoin de mieux savoir pourquoi ils paient des impôts et pourquoi ils sont appelés aux urnes. Avec cette belle et large majorité qui m’entoure, qui est implantée et qui représente parfaitement l’ensemble des territoires de notre département, du Vexin à la Plaine de France, du Grand Roissy aux Rives de Seine en passant par le Parisis, Cergy Pontoise ou la Vallée de l’Oise, nous poursuivrons nos efforts, avec une efficacité qui sera renforcée par notre cohérence politique.

 

Je le dis aux élus qui m’entourent. Nous avons fait une campagne sérieuse, de terrain, nous sommes allés à la rencontre des habitants, nous leur avons parlé des vrais sujets. Bon, nous avons un peu parlé aussi de François Hollande, reconnaissons-le, pendant cette campagne, et cela ne nous a sans doute pas desservi lors du scrutin… Mais, dans le cadre de ce renouvellement complet et inédit de notre Assemblée, nous avons pu faire progresser le fait départemental.

 

Il faudra profiter de nos nouvelles forces, qui sont le nombre, la cohérence et la durée, elle aussi inédite pour les institutions départementales, et les mettre à profit pendant ces 6 années où nous devrons faire progresser la proximité, qui n’est rien de moins qu’un meilleur service rendu aux habitants par les élus, grâce à une pénétration plus forte des messages, une meilleure compréhension des enjeux par les habitants et leur perception tangible des résultats.

 

Pour redonner confiance aux valdoisiennes et aux valdoisiens, nous devrons également leur garantir une exemplarité sans faille.

 

Etre exemplaire, à l’heure du « tous pourris » qui nourrit les extrêmes, ce n’est pas simplement s’éviter le ridicule voire le franchement répréhensible de pratiques peu reluisantes, de la rénovation à grands frais de bureaux en passant par le cirage de pompes grand luxe, et à cet égard je tiens à préciser que la facture du coup de peinture que j’ai fait mettre sur les murs de la salle des délibérations après plus de 30 années sans rénovation est à la disposition de qui voudra. En revanche, pour ce qui est de la facture du redimensionnement de l’appareillage de la salle en micros et de l’achat des 42 fauteuils, merci de vous adresser à Monsieur Valls et à ces ciseaux électoraux.

 

Non, l’exemplarité, ce n’est pas simplement éviter de défrayer la petite chronique des faits divers. La vraie exemplarité, elle se voit moins. L’exemplarité, c’est avoir le courage de faire face à la réalité, c’est, comme l’écrivait Jean Jaurès, « le courage (…) de chercher la vérité et de la dire (…) et ne pas subir la loi du mensonge ».

 

L’exemplarité, et celles et ceux qui me connaissent savent que je ne me paie pas de mots, c’est, dans les circonstances franchement désastreuses que connaît notre pays et par voie de conséquence les collectivités et notre département en particulier, c’est affronter lucidement les difficultés et agir pour les résoudre.

 

Cette exemplarité, c'est-à-dire partir de la vérité pour aller à la responsabilité, je la proposerai à ma majorité comme méthode de travail. Nous n’avons pas le droit de nous mentir à nous même comme nous avons le devoir de dire la vérité aux valdoisiens et leur apporter ensuite les solutions adaptées. Et cette approche est particulièrement vraie, chacun le sait ici, en ce qui concerne les finances départementales.

 

Je veux être très clair une nouvelle fois : nous ne faisons pas des efforts budgétaires pour le simple plaisir de faire des efforts budgétaires et d’obtenir les satisfecits de tel ou tel organisme, agence de notation ou chambre régionale des comptes, même si leur regard a son importance. Nous les faisons car ils sont tout simplement indispensables à la préservation de notre épargne et donc de nos investissements pour l’avenir du Val d’Oise, sans lesquels on ne peut pas contribuer à l’amélioration du cadre de vie des valdoisiennes et des valdoisiens.

 

Nous tiendrons mardi prochain notre première réunion de majorité, qui sera en grande partie consacrée à la préparation du débat d’orientation budgétaire du Conseil départemental, puisque j’ai souhaité que ce soient les hommes et les femmes choisis par les valdoisiens en 2015 qui décident de ces orientations dès 2015. Vous comprendrez donc que je ne puisse en dire beaucoup plus aujourd’hui sur le sujet. Mais je ne doute pas de vous revoir aussi nombreux le 14 avril pour la séance de notre Assemblée qui sera consacrée à ce débat !

Car nous allons entrer dans un cycle assez rude de séances du Conseil, puisque, outre celle-ci, nous en tiendrons encore trois autres d’ici la fin du mois. Ce travail dense, c’est aussi cela que je propose à ma majorité comme méthode de travail et de gouvernance.

 

Outre l’exemplarité, la vérité et la responsabilité, je veux maintenir une gouvernance transversale et transparente entre toutes les Conseillères et tous les Conseillers départementaux. Ils et elles seront amenés à exercer les responsabilités que l’Assemblée départementale leur fixera, ce sera à l’occasion de la séance dite « des désignations » qui aura lieu le 10 avril prochain.

 

Dans ce cadre, je souhaite que les élus puissent exercer leurs attributions dans leur intégralité. Mon rôle sera d’impulser, d’animer, de coordonner et d’arbitrer, en cas de besoin. Je souhaite des élus pleinement impliqués, qui aient chacun non seulement conscience de détenir une partie de la légitimité démocratique du Conseil départemental, mais surtout qu’ils puissent en user pour agir concrètement pour leurs mandants. Car l’élection, pour moi, n’est pas une fin en soi. C’est un moment démocratique important, bien évidemment, Daniel Desse, que je remercie pour sa présidence en tant que doyen, l’évoquait à l’instant, mais l’élection n’a de sens que pour ce qu’elle offre, c'est-à-dire les capacités d’action.

 

Avoir une majorité aussi importante à mes côtés, je le vois comme une chance. Une chance pour faire progresser la proximité institution-élus-citoyens, une chance pour faire progresser le fait départemental, j’en ai parlé, mais aussi une chance et un outil pour passer la surdémultipliée et faire progresser significativement notre collectivité départementale en tirant le meilleur de cette belle ressource humaine. C’est un défi collectif qu’individuellement je nous lance.

 

Et nous aurons besoin de transversalité et de transparence. Il faudra organiser le partage large et efficace de l’information, pour entretenir un esprit de collégialité, je dirais comme une certaine ambiance de travail et d’action, une envie de réussir pour soi même en même temps qu’une envie de faire réussir le collectif.

On mesure bien que ce n’est pas un petit défi, mais c’est à quoi je m’attacherai, en tant que Président du Conseil départemental, fort de la confiance de mes collègues et de la légitimité qui nous a été donnée par les valdoisiens. Une ambition pour le Val d’Oise, des principes, une méthode, telle sera ma ligne. La réussite collective de la majorité, au service des valdoisiens, tel sera mon horizon.

 

A cet instant, je voudrais aussi adresser une salutation amicale à mes collègues qui ont choisi de ne pas se représenter cette année, et qui ont choisi de faire confiance à celles et ceux qui prennent leur relève aujourd’hui. Ils peuvent être fiers du travail accompli et, si je ne peux pas malheureusement tous les citer maintenant, je voudrais leur redire ce qui est une de mes convictions profondes en tant qu’homme public mais aussi en tant qu’homme tout court, c’est qu’on est toujours l’héritier de quelque chose et de quelqu’un, et qu’un des devoirs que nous avons en ce bas monde est de surtout veiller à l’héritage de ceux qui nous succéderont.

 

Je ne vais pas dresser maintenant le bilan exhaustif de notre action passée, qui est donc notre héritage aujourd’hui, je pense que nous avons montré notre capacité à agir, protéger et bâtir. Agir, protéger et bâtir malgré un contexte difficile avec une crise des finances locales jamais vue avant et qui va sans aucun doute s’amplifier si rien ne stoppe l’actuel désengagement malthusien, pour ne pas dire presque suicidaire, de l’Etat.

 

J’espère sincèrement que, là haut, ils se rendront compte du mal qu’ils sont en train de faire avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Vous pourrez compter sur moi pour le crier haut et fort.

 

Dans ce registre, on me reproche parfois parait-il de ne pas vendre assez de rêve, de ne pas assez passer sur BFM TV... Je le reconnais, je ne me considère pas comme un « bon client » pour certains médias et je ne me complais pas spécialement dans le commentaire ou la polémique quotidienne.

 

Je reconnais également que ma conception de l’exercice de cette fonction si importante qu’est la Présidence du Conseil départemental passe par la connaissance fine des enjeux de notre territoire, et que pour cela je n’ai pas trouvé meilleure méthode que le labourage consciencieux et méthodique du terrain. C’est un travail assez obscur qui n’attire pas, là non plus, les lumières médiatiques et qui, croyez moi, concernant un département comme le Val d’Oise ne se fait pas en un seul jour. Mais, si vous voulez essayer de mieux comprendre pour mieux agir, au plus près des intérêts des habitants, et je crois l’avoir fait, le temps consacré au terrain n’est pas du temps perdu.

 

Après, j’ai conscience bien évidemment de l’immense travail qui reste à accomplir pour que, dans certains cercles de décisions, on puisse situer convenablement le Val d’Oise sur une carte. Il est vrai que nous sommes les plus petits en Ile de France, que nous ne parvenons pas toujours, ce n’est qu’un exemple, à faire émerger à intervalles réguliers, comme certains de nos voisins, des personnalités politiques durablement installées au plus haut sommet de l’Etat. Et chacun sait à quel point cela peut être préjudiciable puisque nous connaissons tous le fonctionnement de la République imparfaitement décentralisée qui est la nôtre.

Je ne me résigne en aucune façon à cette situation que je constate et, dans ces 6 prochaines années, je prendrai évidemment toute ma part à ce combat pour le Val d’Oise. Mais, là encore, c’est ensemble que nous devrons aller chercher les victoires que les valdoisiennes et les valdoisiens attendent de nous. Là encore, nous aurons ce devoir de jouer collectif.

 

Je compte énormément sur les membres de la nouvelle majorité pour m’aider. Je compte également, Mesdames et Messieurs, sur chacune et chacun d’entre vous. Pour un département plus dynamique, plus efficace, qui poursuit son développement économique, social et environnemental, au service des valdoisiennes et des valdoisiens.

Je vous remercie.

 

NB : seul le prononcé fait foi

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