Partager l'article ! Réforme territoriale : halte à la désinformation !: La réforme territoriale fait l'objet, depuis quelques temps, d'un battage médiatique qui ...
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La réforme territoriale fait l'objet, depuis quelques temps, d'un battage médiatique qui ne rend pas facile la
compréhension des vrais enjeux de ce projet. Ce dernier, si souvent caricaturé, parfois jusqu'à l'absurde, vise à repenser la façon dont les politiques publiques sont menées dans le département
et la région, et rien d'autre !
Le constat qui a conduit le gouvernement à se lancer dans ce projet ne date pas d'hier : la juxtaposition des collectivités rend le rôle de chacune d'elles incompréhensible pour les administrés. Entre la commune, le syndicat intercommunal, le pays, l'agglomération, le Département, la Région, l'Etat et l'Union européenne, il est aujourd'hui très difficile de comprendre qui fait quoi et qui est responsable devant les administrés. La seule certitude est que tous sont financés par le contribuable !
Un tel partage des responsabilités entre les administrations est unique en Europe. Il est aussi une importante source de dilution de la responsabilité politique devant
l'administré-contribuable- électeur.
Il est aujourd'hui facile pour n'importe quel responsable de renvoyer l'administré mécontent chez le voisin ! Qui n'en a
jamais fait l'expérience ? Combien de fois, tentant de résoudre un problème que l'on croyait mineur, avons-nous été renvoyés d'une administration à une autre sans bien comprendre, au fond,
laquelle était en fait la responsable ?
C'est pour tenter de simplifier et de rationaliser le partage des
responsabilités entre les collectivités que le gouvernement a lancé un grand débat sur la réforme territoriale. A l'issue de cette période de consultation des partis politiques, toutes
tendances confondues, des associations d'élus, des exécutifs des collectivités grandes ou petites, le gouvernement a construit un projet qui reste aujourd'hui à discuter.
Ce projet de réforme fait débat parce qu'il remet en cause des équilibres institutionnels et politiques. Des questions
importantes y sont posées : est-ce encore utile que le Conseil général et le Conseil régional financent les mêmes projets ? Les agglomérations françaises ont-elles les moyens juridiques de
rivaliser avec les grandes villes européennes pour y attirer les entreprises et les emplois ? Voilà quelques uns des sujets qui sont aujourd'hui sur la table.
Cette réforme suscite aussi quelque méfiance, y compris dans nos rangs, parce qu'elle constitue un changement dans la
répartition des responsabilités locales, parce qu’elle est accompagnée d’une réforme de la fiscalité dont la suppression de la taxe professionnelle, parce que la politique sociale est plus en
plus lourde à financer et les recettes fiscales sont en baisse... Des élus craignent de perdre la maîtrise de sujets importants dans leurs communes et leurs cantons. Ces points devront être
discutés à l'occasion du débat au Parlement.
Pour autant, quelques responsables politiques, aux arrières pensées électoralistes évidentes, ont profité du caractère très technique de ce débat pour lui faire dire tout et son contraire.
Dans ce domaine, les élus de la gauche départementale n'ont pas été en reste : l'interdiction de subventionner les associations, la fin de la politique sociale du Département, la mise à mort de
la politique culturelle… ce sont autant de mensonges qui ont été agités comme des chiffons rouges pour tenter de faire peur…
Un groupe d'élus actifs au Conseil général du Val d’Oise