Partager l'article ! Quand les socialistes faisaient l'apologie du recours à l'impôt au Conseil général: Alors que l'UVO a repris les rênes de l'exécutif dépar ...
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Alors que l'UVO a repris les rênes de l'exécutif départemental il y a près d'un mois, il est intéressant, à la veille du vote du budget primitif, de s'intéresser à l'état des finances laissé par la précédente majorité socialiste. On peut aussi, par la même occasion, se pencher sur certaines déclarations lourdes d'enseignements des élus qui composent désormais l'opposition.
Le premier constat est assez affligeant : ce sont bien trois années de gestion particulièrement dispendieuse qui viennent de s'achever avec la défaite des socialistes aux dernières élections cantonales. Elles constituent, pour la nouvelle majorité un lourd héritage. Si lourd sans doute que les socialistes eux-mêmes, quand ils étaient encore aux affaires, envisageaient de prendre des mesures pour alléger le fardeau.
Ainsi, l'ancien Conseiller général d'Argenteuil-Ouest Alain Leikine l'affirmait sans détour dès le 14 mars sur son blog : "s'il avait dû être réélu, le Président Arnal se préparait malheureusement à une augmentation des impôts départementaux". Pour lui, "la situation financière du département est périlleuse".
Quelques jours auparavant, c'est Gérard Sebaoun, alors vice-président du Conseil général et président du groupe PS, qui, à l'occasion du débat d'orientations budgétaires, tenait un discours similaire. Il expliquait, par exemple, que la département "avait atteint, à ce jour, la limite de sa capacité d'emprunt" tout en affirmant que le Val d'Oise se devait de maintenir sa capacité d'investissement. Ainsi, ce raisonnement porté à son terme conduit Gérard Sebaoun a faire, au cours de la même intervention, l'éloge à peine masqué de l'impôt : "je n'ai pas vocation à critiquer toujours l'impôt. […] La réalité est la suivante : nous étions sous-fiscalisés par rapport à tous les départements franciliens à part deux. […] Arrêtons de dire aux citoyens que sans impôts, il est possible de faire."
Cette dernière injonction n'a vraisemblablement pas été entendue par les camarades de Gérard Sebaoun qui, aujourd'hui, s'aventurent à critiquer l'étude même de l'éventuelle hausse du taux de la part départementale de la taxe sur le foncier bâti.
Pourtant, ce sont bien les trois années de gestion socialiste particulièrement calamiteuse qui forcent l'exécutif du Conseil général à étudier toutes les éventualités pour redresser les finances départementales.
Un groupe d'élus actifs au Conseil général du Val d’Oise