Partager l'article ! La contractualisation avec les communes échoue !: La majorité départementale nous accusait de leur faire un procès d’intention lorsque nous ...
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La majorité départementale nous accusait de leur faire un procès d’intention lorsque nous mettions en avant les défaillances de la contractualisation. Depuis hier, la preuve est faite que notre analyse est juste : la contractualisation avec les communes, usine à gaz adoptée à marche forcée il y a moins d’un mois, ne marche pas !
A l'occasion la commission permanente d’hier, nous aurions dû statuer sur 4 délibérations, premières applications concrètes de la nouvelle politique de contractualisation. Mais le débat a rapidement permis de montrer non selon le caractère totalement inapplicable de cette nouvelle politique mais aussi le flou le plus complet quant aux modalités d’application des dispositifs, laissant la place à l’arbitraire le plus total.
Nous avons même appris que depuis la séance du 15 janvier (jour de l’adoption de la délibération), le président avait décidé, de son seul chef et en toute illégalité (car sans le faire valider par l’assemblée départementale), d’appliquer un régime dérogatoire pour certaines communes en modifiant le périmètre d’application de sa nouvelle politique.
Cette décision prouve bien ce que nous pressentions : nous avons aujourd’hui un dispositif non plus « à la carte » mais « à la tête du client ».
Les questions soulevées par nous en séance ont également laissé apparaître de très fortes dissonances au sein même de la
« majorité » qui avait pourtant unanimement adopté ce dispositif il y a moins d’un mois.
Les incohérences, mises en lumière par les interventions des élus « Union pour le Val d’Oise », ont fini par semer un trouble tel que d’éminents membres de la « majorité »,
dont le conseiller général de Domont Robert Daviot, ont laissé apparaître publiquement leurs doutes et ont demandé une clarification du dispositif au président du Conseil général.
Pour ramener le calme au sein de sa majorité, la présidente de la séance a même été contrainte de suspendre la séance pendant prés d’une demi-heure,
pour finir par retirer les dossiers de l’ordre du jour.
La preuve est aujourd’hui faite du
caractère inopérant de la contractualisation.
Toutes les remarques faites par nous, durant ces derniers mois, sur les zones d’ombre, fragilités, incohérences et sur le caractère artificiel des calculs trouvent aujourd’hui une résonance
qui sonne comme un cinglant échec pour le président du Conseil général et sa majorité.
La liste des victimes de la contractualisation comporte déjà 4 noms, ceux des communes de Montgeroult, Jagny-sous-Bois, Livilliers et Maudétour-en-Véxin
dont les projets sont aujourd’hui suspendus en raison des atermoiements de la majorité sur sa propre politique.
Nous demandons donc au président du Conseil général de revenir sans plus attendre sur sa politique de contractualisation pour arrêter le désastre qui s’annonce pour les communes.
Un groupe d'élus actifs au Conseil général du Val d’Oise